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Entre impression et mélancolie (suite)

Johan De Smet

Entre luminisme et mélancolie

"Enfin un peintre me donne de la Flandre une définition nullement littéraire, nullement artificielle, mais sincère, cordiale, méprisant l’effet facile ou le truquage déloyal." (36) C’est ainsi que le critique Albert Croquez situait l’artiste dans son ouvrage Les peintres flamands d’aujourd’hui, qui traite de Buysse, Claus, Ensor, Gilsoul et Viérin, mais aussi de Ferdinand Willaert (1861-1938).

Catalogué comme peintre de vues urbaines, Viérin se distinguait également en tant que paysagiste et il se rapprocha dans les années d'avant-guerre de novateurs tels que Modest Huys et les frères De Smet. Lorsqu'ils exposèrent ensemble en 1906 au Cercle artistique et littéraire gantois, une revue locale, La Tribune artistique, évoqua un «Salonnet d'une tenue irréprochable renfermant des œuvres d'un intérêt réel».(37) Sa présence au sein de ce cercle de peintres exclusivement luministes toucha les critiques: «Emmanuel Viérin affectionne particulièrement les vieux coins isolés, les quartiers tranquilles et reposés des béguinages, noyés dans leur pénombre, et c'est avec bonheur que Viérin traduit dans ses œuvres la douce et mystique langueur qui y règne.» Après sa visite à la Biennale de Venise en 1909, le critique (et futur adepte du futurisme) Jules Schmalzigaug (1882-1917) classa l'artiste parmi les disciples luministes de Claus.(38) Mais pour Schmalzigaug deux personnalités se distinguaient du groupe: «Notamment MM. Buysse et Viérin affirment l'originalité de leur tempérament dans les versions différentes de l'influence du maître d'Astene.» A cette exposition, il était d'ailleurs difficile de passer à côté du groupe luministe et la présence massive des disciples de Claus n'était nullement fortuite. Le maître d'Astene avait en effet participé à l'organisation de l'exposition. Edmond de Bruijn, qui siégeait avec Hippolyte Fierens-Gevaert au comité organisateur, annonçait dans une lettre à Viérin qu'«un ensemble des peintres de la Lys» brilleraient à l'exposition, et mentionnait expressément que Claus avait donné son consentement explicite à ce sujet. La place réservée à Viérin était cependant assez exiguë, «à peu près deux mètres de cimaise».(39) Le fait que Claus désirait que Viérin participe à l'exposition avec une toile représentative apparaît plus loin dans la lettre: «[Claus] veut bien consentir à se mettre en rapport avec vous pour la désignation d'une toile».

La petite église de Sint-Jakobs-Kapelle (ca. 1914)
La petite église de Sint-Jakobs-Kapelle (ca. 1914)

Il reste que Viérin ne fit pas partie de facto du cercle des luministes belges, qui formèrent à partir de 1904 la société d'artistes Vie et Lumière autour des doyens Claus et Adrien-Joseph Heymans (1839-1921). Qui plus est, Viérin n'exposa jamais dans le cercle. Son premier biographe, Frans De Vleeschouwer, cite une conversation avec l'artiste dans laquelle celui-ci se positionne lui-même entre Baertsoen et Claus: «Notre peintre admet volontiers que pour lui, l'art idéal consisterait en une fusion des propriétés caractéristiques [de Baertsoen et de Claus], fusion que lui-même n'a cependant jamais pu atteindre comme il aurait voulu, parce que sa nature rêveuse ne le lui permettait pas.» Viérin n'était pas non plus un peintre de la Lys, comme l'auteur l'affirme à juste titre.(40) Par la technique cependant il était proche du maître d'Astene. La petite église de Sint-Jakobs-Kapelle montre clairement qu'il réinterprétait Claus, notamment dans les ombres projetées par la futaie sur la façade de l'église, dans les roses et les violets délicats et dans le réseau de lignes des arbres.

De tous les critiques, Georges Eekhoud est sans doute celui qui appréciait le plus Viérin. Il souligne à plusieurs reprises l'originalité de son art au sein du groupe luministe gravitant autour de Claus. Au Salon de Pour l'Art en 1909, Eekhoud retient trois peintres de vues urbaines dignes d'intérêt: Coppens, Opsomer et Viérin. «Ce dernier, surtout, nous requiert par l'émotion poétique dont il rehausse la facture consciencieuse de ses rues à pignons vétustés et de ses béguinages ou de telle église blanche et rose, d'éclairage bien septentrional.»(41) D'autres commentateurs contemporains réfutent davantage encore le lien avec Claus. Le critique Sander Pierron prend précisément Viérin comme exemple pour fulminer contre la peinture parfois superficielle des épigones de Claus: «Voilà certes un merveilleux poète, qui ne voit pas dans la nature que des lignes et des couleurs, mais qui y découvre des voix, qui y perçoit des sons. Cela chante, cela captive; ce sont des pages sur lesquelles on est tenté de revenir, comme on reprend un beau livre qui vous a ému et qui, à chaque lecture nouvelle, vous étonne un peu davantage. Viérin nous enchante, nous transporte, car il touche nos fibres intimes et précise en nous certaines impressions fugitives que nous avons connues sans pouvoir bien les définir...»(42) Pierron va même jusqu'à mettre en question la vision de Claus: «Et combien pour cela il est supérieur à Emile Claus, qui est plus insaisissable, plus diaphane, plus lumineux, sans doute, mais qui est moins ému.»

Au béguinage - 1911
Au béguinage - 1911

Dans les dernières années du luminisme flamand, juste avant la Première Guerre mondiale, l'œuvre de Viérin entra dans une phase classique. Les commentaires de l'époque font entendre qu'il ne pouvait pas être vraiment qualifié de novateur, mais qu'il était arrivé à un équilibre dans son art. Dans la revue L'Art flamand et hollandais, Georges Eekhoud, encore lui, signale que l'artiste ne se renouvelait en effet pas mais qu'il avait atteint «une victorieuse apogée».(43) Au béguinage, tableau conservé au Musée Groeninge de Bruges, témoigne de cette maturité. Réalisée en 1911, cette œuvre rend compte de sa maîtrise de la composition. L'harmonie chromatique est obtenue par une division linéaire de la surface en vert, bleu, rose et blanc. Les effets d'ombre et de lumière sont caractéristiques du luminisme: la lumière du soleil est filtrée par l'épais dais de feuillage et ne perce que ça et là sur les arbres, les façades et l'herbe. La représentation n'est donc nullement inondée par la lumière estivale; au contraire, la quiétude et le silence de ce site ancien dominent. Tout mouvement est absent. Au premier coup d'œil, le spectateur n'aperçoit même pas les béguines qui glissent silencieusement vers l'église. Si, outre le béguinage de Bruges, Viérin a surtout peint celui de Courtrai, on lui connaît aussi des vues analogues du béguinage de Dixmude (p. 144).(44)

« Mon cher Mane » ou le cercle des amis artistes

Emmanuel Viérin n'était certes pas de ceux qui montent aux barricades de la vie artistique. L'artiste préférait agir dans l'ombre et cette réserve était appréciée par ses confrères. C'est à l'Académie d'Anvers qu'il noua ses premiers liens d'amitié avec des artistes, entre autres avec Josué Dupon (1864-1935). Il se fit également des amis grâce aux expositions auxquelles il prit part, notamment par le biais de Pour l'Art. C'est ainsi qu'il se lia avec Henri Ottevaere (1870-1944) et Frans Van Holder (1881-1919) entre autres. Mais il entretint également des liens cordiaux avec des peintres de vues urbaines tels qu'Albert Baertsoen et Victor Gilsoul.

Il ne faut pas oublier, bien entendu, sa ville natale de Courtrai où il fut toujours le bienvenu dans le groupe formé autour de Joseph De Coene. Les premiers exploits artistiques du groupe remontent à l'automne 1899, lorsqu'ils fondèrent Onze Kunst om beters wille, dans lequel on retrouve aussi Victor Verougstraete (1868-1935). Le dynamisme (relatif) du cercle s'exprima dans l'organisation de trois expositions où, en plus des œuvres de ses membres, furent également présentées des productions de Valerius De Saedeleer et de Gustave van de Woestyne (1881-1947). Même si le dynamisme du groupe connut des limites, cette génération courtraisienne réussit à réveiller la vie artistique locale.(45) Notons que Viérin resta artistiquement lié à De Coene, et qu'il livra des projets pour De Coene Frères, la florissante entreprise courtraisienne des frères Adolf et Joseph, spécialisée dans la conception de mobilier, de tapis et de vitraux.(46) Signalons à cet égard un paysage, conçu à l'origine comme panneau décoratif pour un manteau de cheminée. Par son coloris et surtout par sa technique, ce tableau occupe une place à part dans l'œuvre de Viérin. Comme Valerius De Saedeleer à peu près à la même époque, Viérin s'est laissé influencer ici par le cadrage propre à la photographie. Se manifestent également les courbes élégantes de l'Art nouveau. Viérin a construit la perspective à l'aide d'une série de lignes sinueuses, en insistant sur les violets doux et opaques dans le lointain à gauche et en utilisant le chemin de terre dans la prairie et à l'orée du bois à droite comme élément fondamental de la composition. Cette œuvre fit peut-être partie des panneaux décoratifs que Viérin présenta en 1906 à l'Exposition universelle de Milan dans le stand courtraisien de De Coene.(47)

Paysage (panneau décoratif pour un manteau de cheminée) ca. 1906
Paysage (panneau décoratif pour un manteau de cheminée) ca. 1906

Ce ne furent toutefois pas les seules expériences de Viérin dans le domaine des arts appliqués. La collaboration avec son ami de jeunesse Pierre-Joseph Laigneil mérite aussi notre attention. En 1897-1898, Laigneil obtint un contrat d'exclusivité avec un céramiste de Torhout, Léo Maes. Le Courtraisien devait fournir les projets et s'adressa pour ce faire à des amis artistes, en leur demandant de s'inspirer du mouvement anglais Arts and Crafts. Laigneil allait d'ailleurs également utiliser les modèles dans ses propres ateliers de céramique, qui entrèrent en activité à Courtrai à l'automne 1898.(48)

Viérin est aussi l'auteur de nombreuses illustrations et projets de couvertures destinés aux romans de Stijn Streuvels. Ses réalisations les plus marquantes sont le décor de couverture et les illustrations de l'édition de luxe du roman de Streuvels, De Vlaschaard, qui fut tiré à 250 exemplaires en 1907 par l'éditeur amstellodamois Lambertus Jacobus Veen.(49) L'amitié liant Streuvels et Viérin naquit vers 1896, à une époque cruciale pour la carrière de l'écrivain.(50) Sur l'invitation du peintre, tous deux entreprirent un voyage aux Pays-Bas cet été-là: ce fut le premier d'une longue série d'expéditions en commun. Par la suite, ils séjourneront encore régulièrement ensemble à Walcheren. Streuvels s'entourait volontiers de peintres. Après Viérin et Modest Huys, Albert Saverys (1886-1964) devint également son ami. Certains auteurs ont fait référence à l'influence que l'écrivain subissait de la part de ses proches: tout comme Streuvels peignait avec des mots, ils écrivaient avec leur pinceau.(51)

Modest Huys était un ami commun. En 1905, Huys et Viérin séjournèrent quelques mois ensemble à Sint-Anna-ter-Muiden en Zélande.(52) Tout comme pour la maison de Streuvels, «Het Lijsternest», c'est le frère d'Emmanuel, Joseph Viérin, qui allait par la suite dessiner les plans de la «Zonne-Huys» à Zulte, où Modest Huys emménagera fin 1926.

Viérin n'hésitait pas à se mettre en peine pour ses confrères. La correspondance avec Albert Baertsoen montre qu'il arrivait au Courtraisien de conserver dans son atelier une vue de Courtrai que le Gantois avait dû laisser inachevée, jusqu'à ce que les conditions climatiques lui permettent de venir achever le tableau.(53) Les œuvres de Viérin avaient également du succès auprès de ses amis artistes. En novembre 1901, l'animalier Josué Dupon le félicita pour ses dernières œuvres: «J'ai eu aujourd'hui le plaisir de venir constater votre succès au Kunstverbond [à l'occasion de l'exposition du cercle Als Ik Kan], et, vraiment, vos envois méritent la palme. Bravo! Emmanuel, vous êtes au sommet.»(54) Il ressort de la lettre que Dupon avait depuis un certain temps déjà une proposition en tête. «[Puis-je] vous demander si vous seriez heureux de recevoir une de mes œuvres en échange de l'un de vos tableaux. Par exemple le béguinage actuellement exposé en échange d'un bronze ou d'un marbre ayant à peu près la même valeur. Peut-être avez-vous chez vous des endroits qui conviendraient à une sculpture ou quelque chose du genre. En ce qui me concerne, j'ai une grande maison et quantité de place pour des tableaux. Vous vous y retrouveriez en compagnie de Luyten, Rul, Joos, Farasyn, Hens, Boudry, Mortelmans, etc.»(55)

Les amis de Viérin n'hésitaient d'ailleurs pas à recourir à ses services. Comme on lui avait demandé de faire partie du jury du Salon de Gand en 1906, Auguste Oleffe s'empressa de lui envoyer une lettre pour vanter les envois d'une élève et lui demander sans détours d'émettre un avis favorable: «Elle serait si heureuse d'être admise et cela est dans votre pouvoir.»(56)

Dès avant la Première Guerre mondiale, le cercle d'amis de Viérin avait une coloration internationale. L'artiste londonien Murray Urquhart (1880-1972), que Viérin avait rencontré à Sluis, réalisa son portrait en 1907 (p. 8).(57) Viérin possédait également des œuvres d'un autre ami anglais: James William Frater (1887-?).

Les années de guerre : 1914-1918

Au début de la guerre, Viérin, comme nombre de ses compatriotes, se réfugia aux Pays-Bas. A eux seuls, les Pays-Bas accueillirent environ un million de Belges durant les premiers mois de la guerre, nombre qui avait cependant fortement diminué en novembre 1914. Nous savons grâce à des lettres que Viérin connut les débuts de l'occupation, mais qu'il finit par s'installer à Walcheren en septembre 1914. Il choisit donc les Pays-Bas plutôt que la Grande-Bretagne, malgré le fait qu'il y avait des amis de longue date.(58)

En 1914, les chemins de Streuvels et de Viérin furent étroitement liés, comme en témoigne Streuvels dans son journal, In oorlogstijd (En temps de guerre).(59) Ainsi, en août, ils partirent ensemble à l'aventure, et tentèrent de se rapprocher le plus possible de Liège. Après cet épisode, leurs chemins se séparèrent, jusqu'au jour de novembre où ils se retrouvèrent par hasard à Courtrai. A cette époque, Viérin et son frère Joseph occupaient déjà la villa «Iepenoord» à Oostkapelle. Courtrai resta cependant accessible pendant les premiers mois de la guerre.(60) En se rendant dans sa ville natale, Viérin s'autorisa une petite halte à Astene: «Entre Gand et Courtrai, je suis entré chez Claus où tout allait bien. Je me suis en vain informé de son lieu de résidence afin de le rassurer sur son "Zonneschijn". Si vous le voyez, veuillez donc lui dire que le 30 novembre [1914] tout était encore en ordre chez lui. Une seule fois, deux soldats allemands avaient exigé du vin. La personne gardant la maison n'avait pas ouvert la grille du jardin et, pour qu'ils s'en aillent, leur avait passé une bouteille à travers les barreaux. Devant sa maison jour et nuit passent en coup de vent des autos allemandes.»(61) On peut déduire de cette lettre à Paul Lambotte que Claus et Viérin étaient bel et bien en bons termes.

Canal à Dordrecht - 1914
Canal à Dordrecht - 1914

Le voyage de retour aux Pays-Bas que Viérin entama en compagnie de Streuvels au début du mois de décembre 1914 n'était pas sans danger. Mais ce voyage, certes pénible, resta possible jusqu'au printemps 1915. Les occupants tendirent alors une clôture à haute tension de 50.000 volts le long de la frontière hollandaise, ce qui marqua irrévocablement le début d'un exil de quatre ans aux Pays-Bas. Les deux premières années, Viérin séjourna dans la villa «Iepenoord» à Oostkapelle (île de Walcheren).(62) A partir de 1916, c'est la villa «Ruimzicht», située dans la station balnéaire plus mondaine de Domburg, qui devint sa résidence.

Contrairement à de nombreux compagnons d'infortune, Viérin ne fut pas réduit à vivre de l'aide des organisations caritatives hollandaises.(63) En janvier 1915, il annonçait à Paul Lambotte qu'il disposait de «quelques ressources, mais celles-ci diminuent vite.»(64) Toujours est-il que Viérin connut relativement peu de soucis financiers pendant la guerre. Comme l'indique la correspondance, il put maintenir, en tous cas durant les dernières années de la guerre, un niveau de vie convenable. Il n'était d'ailleurs pas le seul. En février 1917, l'artiste remercie son ami Jean Gouweloos (1868-1943) pour la réception princière de la veille.(65) Viérin apporta plus d'une fois son aide à des initiatives caritatives, entre autres l'exposition itinérante au profit de l'Œuvre internationale pour les blessés et les prisonniers de guerre, qui visita Breda, La Haye et Amsterdam pendant la guerre, ainsi que la soirée belge organisée à La Haye le 23 avril 1917. En outre, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer - et qui fut le cas des Belges réfugiés au Pays de Galles - Emmanuel Viérin ne vécut pas dans l'isolement sur sa lointaine île de Walcheren.(66) Il eut pendant les années de guerre des contacts réguliers, surtout avec Gouweloos et Wytsman. Le premier passa la guerre à Scheveningen, le second à Rotterdam. Quoiqu'il ait connu une profonde crise durant les premiers mois d'exil - Viérin lui-même parle de dépression - il allait bien s'intégrer dans la vie culturelle. La guerre n'était cependant jamais loin. Il vivait dans l'incertitude quant au sort de ses fils, qui servaient sous les drapeaux au front ou derrière celui-ci. D'autre part, les nouvelles concernant sa maison et son atelier à Courtrai n'étaient pas très réjouissantes non plus. Dans le courant de l'année 1916, il apprit que son atelier avait été pillé.(67)

36 Albert Croquez, 1910, p. 80.
37 Anon., «Petite Gazette. Gand. Au Cercle artistique. Exposition des œuvres de MM. Emmanuel Viérin, Modeste Huys, Gustave De Smet, Léon De Smet, artistes peintres et Louis Dubar, statuaire», in La Tribune artistique, Gand, avril 1906, p. 58.
38 Avec par exemple Georges Buysse, Gustave et Léon De Smet, Anna De Weert, Modeste Huys et Jenny Montigny. Voir Jules Schmalzigaug, 1909, p. 4.
39 Lettre d'Edmond de Bruijn à Emmanuel Viérin, Bruxelles, 22 février 1909 (collection privée).
40 Frans De Vleeschouwer, [1935], p. 40, 65-66.
41 Georges Eekhoud, «Chronique d'art de Bruxelles. Le Salon Pour l'Art», in L'Art flamand et hollandais, Bruxelles - Paris, 15 mars 1909, p. 108.
42 Sander Picrron, 1907, p. 19.
43 Georges Eekhoud, «Chroniques d'art de Bruxelles. Du cercle Pour l'Art», in L'Art flamand et hollandais, Bruxelles - Paris, 15 mars 1911, p. 85.
44 Frans De Vleeschouwer, [1935], p. 88.
45 Frans De Vleeschouwer, 1983, p. 652-653; Linda Smismans, 1999, p. 38-39; Anthony Demey, 2000, p. 4-5.
46 Fred Germonprez, 1967, p. 81.
47 Des photos des intérieurs furent imprimées dans la revue De Eikelaar, novembre 1926. Voir aussi Anthony Demey, 2000, p. 6-7.
48 Léo Cuvelier & Paul Peremans, 1987, p. 109-114; Werner De Baere, Piet Swimberghe & Stefan Vandenberghe, 1987, p. 28-29,70-71; Marc Logghe & Roger Verhelle, 2002, p. 36-37.
49 On trouvera un commentaire approfondi du travail d'illustrateur réalisé par Viérin pour Streuvels dans Paul Thiers, 2001, p. 44-45, 65,72-73, 85,98.
50 Voir notamment Stijn Vanclooster, 1999, p. 175—195.
51 Paul Thiers, 1999, p. 114; Marcel De Smedt, 2003, p. 261 ct passim.
52 Johan De Smet & Vcerle Van Doorne, 1999, p. 10.
53 Lettres d'Albert Baertsoen à Emmanuel Viérin, Gand, s.d. (collection privée).
54 Lettre de Josué Dupon à Emmanuel Viérin, Anvers, 24 novembre 1901 (collection privée).
55 II est probablement fait référence ici aux peintres Aloïs Boudry (1851-1938), Edgar Farasyn (1858-1938), Frans Hens (1856-1928), Henry Luyten (1859-1945), Frans Mortelmans (1865-1936), Henry Rul (1862-1942), et au sculpteur Henri Joos (1880-1951).
56 Lettre d'Auguste Oleffe à Emmanuel Viérin, Nieuport, 2 juin 1906 (collection privée).
57 Frans De Vleeschouwer, [1935], p. 14.
58 «Environ un sixième de la population du pays passa la guerre hors de Belgique.», in Michaël Amara, 2004, p. 13-14. Malgré l'invitation de son ami Murray Urquhart à venir à Londres, Viérin choisit de rester aux Pays-Bas (lettre de Murray Urquhart à Emmanuel Viérin, Newbury,
16 octobre 1914 (collection privée); le 29 mai 1915 (date de la poste), Viérin écrivit d'Ooskapelle à Emile Florin: «Chez moi j'ai trouvé installé une brute d'officier avec 2 ordonnances. Il a failli me mettre à la porte.» (lettre, collection privée).
59 Stijn Streuvels, 1979, p. 57.
60 Viérin avait annoncé sa visite à AlidaStaelens, épouse de Streuvels (lettre d'Emmanuel Viérin à Stijn Streuvels, Oostkapelle, 25 novembre 1924, Archicf en Muséum voorhet Vlaamse Cultuurleven, 126901/a). A Paul Lambotte, il écrivit qu'il allait s'assurer de l'état des choses à l'académie de Courtrai, qui avait été fermée pour une durée indéterminée à l'automne 1914 (texte dactylographié d'une lettre d'Emmanuel Viérin à Paul Lambotte, 29 janvier 1915 (collection privée).
61 Texte dactylographié d'une lettre d'Emmanuel Viérin à Paul Lambotte, 29 janvier 1915 (collection privée).
62 Sophie de Schaepdrijver, 1999, p. 123.
63 Michaël Amara, 2004, p. 16-26.
64 Sophie de Schaepdrijver, 1999, p. 123.
65 Lettre d'Emmanuel Viérin à Jean Gouweloos, Oostkapelle, 12 février 1917 (collection privée).
66 Oliver Fairclough, Robert Hoozee & Caterina Verdickt, 2002, p. 53 et passim.
67 Lettre de Paul Lambotte à Emmanuel Viérin, Londres, 7 janvier 1917 (collection privée).


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